Les parents de détenus, les proches et les amis souffrent d'être mis à l'écart de la société.

Ce ne sont plus que des êtres humains vulnérables psychologiquement et physiquement.

Ils doivent être forts et apprendre à vivre avec cette blessure indélibile.

Ils sont dépressifs ou dans un état suicidaire, certains divorcent, d'autres tombent gravement malades, déménagent, perdent leur emploi, se noient dans l'alcool. Ils essayent de survivre à cette souffrance et à cette absence.

Surtout, ne pas montrer que moralement et physiquement ils sont détruits. Ils craquent très souvent.

Les parents, les conjoints, les proches, les détenus pleurent seuls dans leur coin.

Les familles de détenus, les proches prient pour que survie le détenu aux conditions de l'enfermement et qu'il n'attente pas à sa vie.

Les familles, les conjoints, les proches vivent dans une précarité économique et dans une grande solitute.

Ils apprennent à faire face aux autres la tête haute et le sourire aux lèvres alors que leur coeur saigne.

Leurs nuits sont remplies de cauchemars, d'angoisses, de peurs, ils ne sont plus que l'ombre d'eux mêmes.

Ils appellent à l'aide, personne n'est là, ils n'ont qu'une envie, celle d'abandonner leur vie et de partir loin, loin, très loin et de cèder leur place juste pour un moment, juste le temps de se resaisir.

Certain matin, leur corps temble, leurs mains ne peuvent rien retenir, tout leur échappe. l'angoisse est toujours là, bien présente ainsi que le manque de sommeil. Ils n'ont pas hélas le moyen de modifier ces sentiments et encore moins ceux du détenu.

Les familles, les proches, n'évitent pas le regard des autres, ils sont tout simplement hagard. Ils deviennent sourds aux mots blessants des gens bien intentionnés. ils ne souhaitent qu'une chose : de la tolérance, de la compréhension.

Est-ce trop en demander ?

Gantdevelours